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11
Feb

7- GLEAMERGY et l’industrie du soutage GNL (LNG bunkering)

GLEAMERGY et le décollage de l’industrie du soutage GNL (LNG bunkering)

 

1       Contexte

Le soutage GNL (« LNG bunkering ») est un concept récent selon lequel les moteurs des navires utiliseront comme carburant du Gaz Naturel Liquéfié (« GNL ») au lieu des fuels liquides (« bunkers »)

Les navires méthaniers ont toujours utilisé du GNL comme carburant, ceci du fait de la vaporisation fatale d’une partie (0,10 à 0,15% par jour) du GNL transporté liquide à -160°C et à pression atmosphérique.

Le concept d’utilisation du GNL comme carburant pour les navires classiques (« LNG bunkering ») tels que les ferry-boats ou les navires de croisière s’est développé récemment sous la double stimulation :

  • des nouvelles réglementations internationales IMO (International Maritime Organization) MARPOL VI sur les émissions applicables en 2020,
  • du prix attractif du GNL par rapport aux fuels liquides « propres ».

2       Une décision historique pour l’industrie du LNG bunkering :

L’essor du LNG bunkering était toutefois figé par un classique problème « d’œuf et de poule » :

  • les Armateurs mettaient comme condition au passage au soutage GNL l’existence d’infrastructures leur garantissant de pouvoir faire le plein dans les différents Ports…
  • ….et les Ports et Opérateurs d’Infrastructures de leur côté mettaient comme condition à l’investissement infrastructures GNL une garantie de trafic de la part des Armateurs.

Ce cercle vicieux a été brisé notamment par une décision majeure de CMA-CGM l’un des leaders mondiaux des opérateurs de porte-conteneurs, qui constitue une première :

  • CMA-CGM commande 9 porte-conteneurs géants (22.000 containers EVP, plus gros au monde) utilisant le GNL comme carburant.
  • CMA-CGM signe un contrat long terme (10ans – 300.000 t/an) de fourniture de GNL avec Total, démarrage 2020.

 

La taille et la durée de ce contrat en font une première mondiale dans le domaine du LNG bunkering, et permettent à Total de lancer la construction de l’infrastructure nécessaire, en l’occurrence un navire spécialisé de soutage GNL d’une taille suffisante pour livrer les porte-conteneurs CMA-CGM.

Gleamergy a été Conseil de CMA-CGM pour ce projet.

Contact Gleamergy : dominique.venet@gleamergy.com – +33 6 32 54 25 97

 Télécharger l’article

 

Communiqués de presse :

21
Sep

1- L’interdiction d’explorer les gaz de schiste : une violation du principe de précaution ?

L’interdiction d’explorer les gaz de schiste : une violation du principe de précaution ?

Les opposants au gaz de schiste en France font valoir le principe de précaution, évoquant les risques  potentiels qu’une telle production pourrait faire courir à l’environnement.   Mais n’est-ce pas plutôt l’inverse ? En effet, dans toute décision de ne pas faire, il y a une forme de prise de risque : assumer les conséquences de la non-action.   Dans le cas précis, l’enchaînement est le suivant :

– Le coût du gaz aux États-Unis a plongé du fait de la production de gaz de schiste un niveau de 3 à 4 $/mmbtu, à comparer à un prix en Europe de 11 à 12 $ /mmbtu.

• Le gaz étant très bon marché, les producteurs d’électricité américains ferment leurs centrales charbon et les remplacent par des centrales à gaz ; aux États-Unis, le gaz expulse le charbon que la production d’électricité.

• le charbon américain perdant des débouchés du fait de la fermeture des centrales électriques voit son prix baisser et recherche de nouveaux marchés

• ce nouveau marché est l’Europe, où le prix du gaz reste élevé car il n’y a pas d’alternative aux importations puisque le gaz de schiste n’est pas produit.

• En Europe, les électriciens ferment les centrales électriques à gaz et utilisent les centrales électriques à charbon : En Europe, c’est le charbon qui expulse le gaz de la production d’électricité.

• Or une centrale électrique à charbon est beaucoup plus polluante qu’une centrale électrique à gaz ; elle génère 2 fois plus de CO2 par kwh électrique produit, plus toute une série d’autres polluants (particules, SOx, NOx, etc…), la centrale  gaz ne produisant pour sa part que du CO2 et de la vapeur d’eau.

• Le marché européen du CO2 ne fonctionnant pas, le prix du CO2 reste à des niveaux beaucoup trop bas pouvoir valoriser  l’avantage du gaz en termes d’environnement. La compétitivité européenne serait d’ailleurs affectée si il en était autrement, et le Parlement Européen a récemment démontré qu’il en était conscient en refusant de réduire drastiquement les quotas CO2 attribués gratuitement.

Aujourd’hui, force est de constater que les USA dont on ne peut pas dire qu’ils soient les chantres de la lutte contre le changement climatique sont dans les faits en train de réduire très significativement leurs émissions de CO2 alors que les Européens vertueux au plan des déclarations sont en fait en train d’augmenter considérablement leurs propres émissions. En conclusion, la décision de ne pas explorer le gaz de schiste  pour éviter des risques potentiels (mais probablement traitables) a pour conséquence une augmentation immédiate et certaine de la pollution atmosphérique en Europe. Une telle décision est en ce sens contraire au principe de précaution, qui voudrait dans ce cas que l’on fasse les recherches nécessaires et que l’on réalise une comparaison entre les inconvénients de la production du gaz de schiste et ceux de la production d’électricité au charbon.